« Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas de place pour le discours hystérique ? Pourquoi le faire taire ?... Parce qu'il pourrait montrer le dérisoire des objectifs de l'homme, la misère de sa sexualité, le néant de son bonheur. En un mot, l'hystérie est ce qu'elle a toujours été : un bastion de résistance au bonheur du masculin, le tout en langage poétique.» L. Israël ,Fin des hystéries , fin d'un psychiatrie, in le Trimestre psychanalytique,numéro spécial, Grenoble, Paris ,1987, p 33
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Psychanalyse paris

Oedipe et le sphinx
Trouver un psy
Comment choisir son analyste

Comme si vous choisissiez un bon vin... Renseignez-vous au préalable mais goûtez avant de consommer franchement. Parce que l'investissement émotionnel est fort vis à vis d'un thérapeute, il est difficile aussi d'en changer. Sachez à qui vous avez affaire, n'hésitez pas à poser des questions franches pendant le premier rendez-vous. Est-il psychanalyste, psychothérapeute ? Quelle est sa formation ? Quelle est son expérience personnelle ? Comment aborde-t-il l'analyse ? Posez un maximum de questions et méfiez-vous des couteaux suisses ou de ceux qui ne sont pas capables d'exprimer clairement leur pratique.

Ne vous formalisez pas uniquement sur les thérapies ou les écoles. Il n'y a pas de "bonne" thérapie, mais il y a des "bons" et des "mauvais" psys. Comportementaliste, Psychothérapeute, Psychanalyste freudien, lacanien ou autre, l'important est que vous soyez en confiance avec votre thérapeute et sa méthode.


Que signifie être psychanalyste aujourd’hui

Etre analyste n’est pas un sacerdoce mais demande de la part du praticien un véritable désir d’analyser. Pour parler crûment, peu nombreux sont ceux qui gagnent correctement leur vie. Nous sommes loin des périodes fastes des années 60 à 70. Les psychanalystes sont bien moins nombreux et en concurrence avec de nombreuses autres thérapies qui sans être sans intérêt thérapeutique ne peuvent prétendre à la profondeur théorique et le voyage particulier que propose l’analyse à chacun d’entre nous. Pour rappel, l’analyse n’a pas pour technique de s’attaquer frontalement aux symptômes et aux différentes névroses qu’un sujet peut développer. Les symptômes, comme des crises ou des alertes ont leur source dans l’inconscient et changent de visage autant qu’il est permis à un homme d’imaginer tous les maux possibles pouvant l’accabler. La thérapeutique analytique agit en profondeur, et il faut parfois quelques années avant d’en sentir les bénéfices et la liberté qu’elle nous permet de retrouver. Mais dans la perspective d’une vie, s’autoriser à être un sujet libre, s’autoriser à vivre autrement alors qu’il faut dépasser plusieurs décennies d’éducation et braver un corps social rigide, les deux ou trois ans passés sur un divan paraissent bien courtes.
Aucune autre thérapeutique ne peut aujourd’hui proposer cela. C’est la particularité de la psychanalyse et sa limite également.

Comment devient-on psychanalyste

Il n’existe en France aucune réglementation pour l’instant. La formation est assez simpliste sur le papier, il suffit d’avoir soi-même été analysé. En réalité, les analystes font souvent une longue analyse, parfois suivie d'une seconde appelée didactique. Ils suivent ensuite des formations à l'université ou auprès des grandes associations et confrontent régulièrement leur savoir auprès de leurs collègues. Choisir la psychanalyse plutôt que la psychothérapie ou tout autre thérapie relève souvent d'une démarche personnelle complexe qui présuppose une certaine éthique : le but d'une analyse étant de se retrouver sujet libre et désirant, et un certain savoir commun, notamment celui de l'inconscient. De fait, les analystes pratiquent rarement d'autres thérapies.
 
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